dimanche, novembre 23, 2008

Quelques disques (3)

Cette fois ci, il n'y aura qu'un seul disque, mais qui en vaut trois à lui tout seul!

Après une série de "chants ne Noël" particulièrement rock n' roll, le Brian Setzer Orchestra s'est attaqué à la musique classique. Quoi de plus normal qu'un orchestre pour jouer de la musique classique? Mais il s'agit plus particulièrement d'un big band et la musique n'est plus si classique que ça.
L'interprétation pourrait rappeler quelques grands noms comme Benny Goodman ou Count Basie. En effet, l'ouverture de Guillaume Tell de Rossini au saxophone ou l'introduction de la 5ème symphonie de Beethoven à la guitare électrique ne laissent aucun doute sur la volonter de Brian Setzer de dépoussiérer le genre.
Mais il ne s'est pas arrêté là! La Lettre à Elise de Beethoven devient carrément un standard du jazz manouche et le Vol du Bourdon de Nicolaï Rimsky-Korsakoff n'est ni plus ni moins qu'un rock n' roll endiablé...
Le disque se termine sur une longue version du Casse-Noisette de Tchaïkovski ou chaque instrument intervient en solo, en quelque sorte la cerise sur la gâteau!


Wolfgang's Big Night Out du Brian Setzer Orchestra un vrai régal qui peut s'écouter en boucle sans que l'on ne se lasse:

dimanche, octobre 05, 2008

Quelques disques (2)

Et voici donc la deuxième édition de la rubrique musicale de la rédaction!
Voici à nouveau trois disques que j'ai acheté récemment et qui me plaisent tout particulièrement.

Tout d'abord, Forever Polida de Moussu T e lei Jovents ("jolie pour toujours" en anglo-provençal). Ce troisième album des anciens de Massilia raconte la douceur de vivre marseillaise, en français ou en provençal, sur des rythmes langoureux et chaloupés, parfois très lents, rappelant l'atmosphère chaude de la cité phocéenne les jours d'été où le Mistral laisse un instant de répit au robes des jolies demoiselles de la Canebière.



One More for the Road de Toots Thielemans, bien connu pour sa participation au sein des Maytals. Le virtuose de l'harmonica s'est entouré des meilleurs artistes pour reprendre des grands standards de jazz. On notera particulièrement l'interprétation exceptionnelle de One For My Baby (de Johnny Mercer et Harold Arlen) avec Jamie Cullum.


Enfin, Juno, la bande originale du film éponyme de Jason Reitman, avec Ellen Page et Michael Cera.
La part belle est faite au Folk débridé de Kimya Dawson, mais on découvre aussi Mott the Hopple ainsi que Sonic Youth. Et comme pour la fin du film, le dernier morceau est Anyone Else But You, de Moldy Peaches, repris par Ellen Page et Michael Cera eux même.
Si vous avez aimé le film, vous aimerez certainement la bande originale...

dimanche, septembre 28, 2008

Paysages des Glénans

Bien connu pour son école de voile éponyme, l'archipel des Glénans est aussi réputé pour ses panoramas magnifiques. Avec une son eau turquoise et ses plages de sable fin, il mérite bien son surnom de Polynésie Bretonne.

Alignement de catamarans sur l'île du Loch

Au gré des jours et des marées, le paysage évolue, laissant apparaitre tantôt de vastes bancs de sable clair et des étendues d'algues brunes, prises d'assaut par les goélands, tantôt recouvert d'eau, n'émergeant que les parties où la végétation basse tente de survivre sous le vent marin perpétuel.
Clair de Lune depuis l'île de Drenec

Autrefois sanctuaire néolithique, puis repaire de pirates, l'archipel a été habité par des agriculteurs et des goémoniers, assez vite découragés par le peu de rendement des exploitations et le climat extrêmement difficile durant la période hivernale.

Coucher de soleil en direction des Bluniers

Le fort Cigogne, occupant l'île la plus centrale de l'archipel, a été construit en 1755, mais n'a pas réussi à empêcher les anglais d'investir les îles.

Lever de soleil sur fort Cigogne

Maintenant, l'archipel est le rendez vous des plaisanciers à la recherche de beaux points de vue, mais aussi aux stagiaires de l'école de voile des Glénans, venus profiter de la qualité de l'enseignement, mais aussi des conditions de vie presque autarcique et surtout de l'ambiance qu'on ne trouve nulle part ailleurs que sur ces îles.

Les planchistes de Drenec, avec, en fond, le phare de Penfret

dimanche, avril 13, 2008

Le Mastrou sur la sellette

Bonjour

Tout le monde connait le Mastrou. Train touristique du nord de l'Ardèche, ce fut le premier à être mis en service en 1969 par des passionnés, récupérant une voie ferrée abandonnée quelques années plus tôt. Il a fonctionné ainsi jusqu'en 2003 où l'affaire a été reprise par une entreprise. Depuis rien ne va plus et le Mastrou met la clé sous la porte...

Rendez vous sur le site du MASTROU pour en savoir d'avantage.

Voilà un reportage que j'ai réalisé les 31 Août et 1er Septembre 2007 entre Tournon et Lamastre, lorsque j'ai rendu visite à ce pionnier, sans imaginer ce qui se tramait alors.


La météo ne s'est pas trompée, le soleil brille ce dernier jour d'Août. En début d'après midi, me voilà débarquant à Tournon sur Rhône, armé d'un reflex et de cartes IGN, bien décidé à immortaliser ce train à voie métrique de l'ancienne compagnie du CFD Vivarais, plus connu sous le nom de « Mastrou ».

Le train à vapeur descendant, au lieu dit « Le Grand pont »

La ligne part de la gare de Tournon, accolée à la ligne SNCF Lyon- Nîmes par la rive droite, où s'effectuait autrefois le transbordement des marchandises et des voyageurs entre les CFD et le PLM. Maintenant, seule la gare du CFV, nom actuel de la compagnie qui exploite le Mastrou, reçoit encore des voyageurs.


A la sortie de la gare, la ligne à voie métrique s'imbrique dans celle à voie normale grâce à un troisième rail pour parcourir les deux premiers kilomètres comprenant un tunnel et un pont sur le Doux, bien large au niveau du confluent avec le Rhône.

Mais aussitôt passé le pont, à St Jean-de-Muzols, la voie métrique bifurque vers l'Ouest, quittant l'artère PLM pour s'enfoncer vers la haute Ardèche, en direction de Lamastre.

L'autorail Billard au niveau de l'avertissement annonçant le carré protégeant le tronc commun.

Autrefois, la ligne continuait au-delà de Lamastre, jusqu'à St Agrève et Dunières, via le Cheylard où se situait le grand dépôt de la compagnie.


La partie haute de la ligne est exploitée en touristique entre St Agrève et Dunières par le Chemin de Fer du Haut Velay. Un projet de raccordement des deux trains touristiques est en projet.
Mais revenons à la partie basse où le Doux à l'air d'une paisible rivière coulant dans une large vallée.

L'autorail du soir, à composition renforcée par une remorque à bogies, peu après le tronc commun.
Le train à vapeur dans la basse vallée du Doux.

Le train serpente dans la campagne ardéchoise

Mais quatre kilomètres plus haut, les pentes se redressent et la vallée se rétrécit en de profondes et sinueuses gorges, au fond desquelles le chemin de fer se fraye un chemin. Les ouvrages d'art se succèdent, la voie surplombe souvent le vide au dessus d'un mur.

Le paysage devient vite vertigineux

Le pont des Étroits est un bon point de vue:


Les rampes atteignent les 25‰ par endroits. Si l'autorail les avale sans coup férir, il n'en est pas de même pour le train à vapeur dont la vénérable 030+030 Mallet s'époumone devant sa rame.

Le train se hisse au fond de la gorge

A mi-parcours, la vallée s'élargit et voici le village de Boucieu-le-Roi.

Le train à vapeur entre en gare…

… où le mécanicien fait le plein d'eau pour affronter les dernières rampes avant Lamastre.


La vallée reste ouverte quelque temps avant de se refermer sur la deuxième partie du parcours.

Le matin, l'autorail descendant approche de Boucieu (souvenez vous de la pub pour le TGV, où un homme est monté de force dans un train où se trouvait Jean Rochefort, eh bien c'est là !)

Le paysage est moins impressionnant que dans les gorges, mais il a fallu recourir à la maçonnerie pour couper les méandres serrés du Doux. Deux viaducs enjambent la rivière pour s'affranchir de courbes trop serrées.

A la descente, le train à vapeur passe sur le viaduc d'Arlebosc


Sur la fin du parcours, le relief s'adoucit et la voie se perd dans la campagne.

L'autorail Billard dans les méandres de la voie.

Dans la cour d'une ferme Vivaroise

La route offre de jolis belvédères pour admirer la ligne:


Peu avant Lamastre, la voie fait une dernière boucle dans la campagne avant d'entrer dans la ville.

Le Mastrou, comme autrefois:




Enfin, voici Lamastre, avec son Bâtiment Voyageurs qui n'a rien perdu de son charme d'antan


La machine arrive en gare, puis elle est dételée pour être virée sur la plaque tournante.

Lamastre, terminus, tout le monde descend !


Pour retourner la machine, point de système mécanique, mais de l'huile de coude:

Moment de répit pour le matériel pendant le pause de midi:

Plus loin, la ligne n'existe plus, la plateforme est toujours là mais la végétation a pris le dessus, si ce n'est la route, voire des maisons !

Le voyage s'arrête là, il faut songer à rentrer. Mais je reviendrai, promis !!!


Un grand merci au personnel salarié et bénévole du Mastrou qui a répondu à toutes mes questions et conseillé sur certains points photos.

samedi, avril 12, 2008

L'Orient Express, le plus prestigieux des trains de luxe.

Sous des dehors bleu nuit, rehaussés de liserets jaunes et arborant fièrement le nom de la Compagnie Internationale des Wagons Lits en lettres de laiton lustré, le Venise Simplon Orient Express est le train de luxe le plus prestigieux d'Europe. Reliant Londres ou Paris à Venise ou Istanbul, il emmène ses passagers fortunés dans un écrin de marqueteries de bois rares et de mets raffinés préparés par le chef cuisiner du bord.

Son escale à Paris Est m'a permis d'en saisir quelques instants, me promettant de faire un jour ce voyage.
Voici quelques vues de ce train célèbrissime:

L'écusson de la CIWL et les plaques d'itinéraire

En gare de Paris Est, le train est prêt à s'élancer vers Mulhouse, puis la Suisse, l'Autriche et enfin l'Italie

Des cloisons en teck, des marqueteries sur les portes des compartiments, une liseuse en laiton poli, le "sleeping" des grandes heures!

Sleeping-Car, Carroza-Letti, Schlafwagen ou plus simplement Wagon-Lits...

Le wagon restaurant, équipé d'une cuisine et la voiture Pullman accueillent les voyageurs désireux de se restaurer.

A votre santé messieurs dames!

Prêt à s'élancer dans la nuit, le VSOE attend le signal de départ...

Bon voyage!

jeudi, avril 10, 2008

Le climat se dérègle

... mais pour une fois, ce n'est pas de réchauffement que l'on parle, bien au contraire.
Dimanche soir, une tempête de neige s'est abattue sur la région parisienne.
Cette chute inattendue fut l'occasion de faire une pause nocturne. Depuis la baie vitrée de mon salon (au 8ème étage), j'ai installé mon appareil sur son pied en prévision d'un temps d'obturation particulièrement long.

Le résultat était inespéré, l'ambiance du cliché est magique!

Le lendemain matin, les nuages avaient disparu, l'atmosphère ordinairement polluée était d'une clarté exceptionnelle et le soleil d'avril éclairait Bondy de ses rayons. Je n'aurais pas cru pouvoir réaliser de belles photos de cet endroit. Il ne faut jamais dire jamais!

Une MI2N (RER E) pour Haussmann St Lazare


Un ICE 3 (TGV Allemand) aux formes élégantes et racées approche de Paris.